FLASH INFO 2109
SAINT-PIERRE-DES-CORPS : ET À LA FIN
 C’EST LE POLICIER QUI FINIT EN GARDE À VUE
  Un rodĂ©o urbai, un refus d’obtempĂ©rer, une collision avec un vĂ©hicule de police. La nuit s’embrase : mortiers, cocktails Molotov, barricades, une vingtaine de vĂ©hicules incendiĂ©s et dix policiers et gendarmes blessĂ©s.  Bilan dĂ©risoire : cinq interpellations
 par contre, le policier au volant placĂ© en garde Ă  vue. La justice doit Ă©videmment Ă©tablir les circonstances exactes de l’accident, mais quel message reste-t-il ?  On provoque, on refuse d’obtempĂ©rer, le quartier s’embrase
 et celui qui dĂ©fendait la Loi se retrouve en garde Ă  vue. À force de donner le sentiment que l’autoritĂ© doit toujours se justifier d’agir, on finit par encourager ceux qui la dĂ©fient !
                   L'ANALYSE DU JOUR 
54 MILLIARDS : SORTONS LA CALCULETTE. 

SĂ©bastien Lecornu annonce 54 milliards d'euros d'effort budgĂ©taire en 2027. Le chiffre impressionne? Mais avant de savoir qui va payer, encore faut-il comprendre ce qu'il signifie. Car il ne s'agit pas de trouver 54 milliards dans une caisse vide ni de supprimer demain 54 milliards de dĂ©penses existantes. Une grande partie de cette somme,  environ 40 milliards selon Bercy, servirait simplement Ă  empĂȘcher les dĂ©penses publiques de continuer Ă  augmenter au rythme prĂ©vu. Reste une question beaucoup plus concrĂšte : oĂč va-t-on chercher l'argent ?  Quelques lignes commencent Ă  apparaĂźtre. Les retraitĂ©s participeront Ă  l'effort pour un montant infĂ©rieur Ă 
6 milliards, mais on ne sait pas encore exactement comment, les fonctionnaires : 2 milliards espĂ©rĂ©s avec le gel du point d'indice, les arrĂȘts maladie : 2 milliards d'Ă©conomies recherchĂ©es, le ministĂšre du Travail : 2,5 milliards d'effort, les APL pourraient ĂȘtre gelĂ©es, les collectivitĂ©s devront Ă©galement limiter leurs dĂ©penses, les agences et opĂ©rateurs de l'État seront mis Ă  contribution. Mais parallĂšlement, certaines dĂ©penses continueront d'augmenter : dĂ©fense, sĂ©curitĂ©, justice, recherche, Ă©cologie et surtout charge de la dette. VoilĂ  donc le vĂ©ritable dĂ©bat : 54 milliards, c'est le titre. Maintenant, nous voulons l'addition dĂ©taillĂ©e.  Combien sur les retraitĂ©s ? Combien sur les fonctionnaires ? Combien sur la santĂ© ? Combien sur les prestations sociales ? Combien sur les collectivitĂ©s ? Combien sur les agences de l'État ? Et quelles vĂ©ritables Ă©conomies de fonctionnement seront rĂ©alisĂ©es par l'État lui-mĂȘme ? Les Français peuvent comprendre qu'un pays endettĂ© doive remettre de l'ordre dans ses comptes. Mais ils ont Ă©galement le droit de savoir oĂč sera pris chaque milliard. Le projet de budget dĂ©taillĂ© doit ĂȘtre prĂ©sentĂ© le 1er octobre.  Ce jour-lĂ , c'est nous qui sortirons la calculette ! 

LE COUP DE BEC DU COQ 
LES IMPÔTS N'AUGMENTENT PAS, PRÉLÈVEMENTS, SI !
POUR QUI NOUS PREND-ON ?

Le gouvernement nous promet la « stabilitĂ© fiscale » pour 2027. TrĂšs bien. Sauf que les chiffres transmis par Bercy racontent une histoire un peu diffĂ©rente : les prĂ©lĂšvements obligatoires devraient passer de 43,9 % du PIB en 2026 Ă  44,2 % en 2027. Certes, cela ne signifie pas que tous les Français verront leur taux d'impĂŽt augmenter. Pas de hausse gĂ©nĂ©rale de TVA annoncĂ©e, pas de gel du barĂšme de l'impĂŽt sur le revenu. Bercy compte notamment sur la rĂ©duction de certaines niches fiscales et sur une lutte accrue contre la fraude, mais le contribuable, pour lui, une question demeure : 
si les prĂ©lĂšvements obligatoires augmentent dans la richesse nationale, peut-on vraiment se contenter de dire que les impĂŽts n'augmentent pas ? AprĂšs les mots, regardons les chiffres. 43,9 % hier. 44,2 % demain. 
                                               Le coq n'est peut-ĂȘtre pas fiscaliste
 mais il sait encore compter !
                                     L' AUTRE COUP DE BEC DU COQ
                 CHAMPIONS OUI ! DIRECTEURS DE CONSCIENCE NON !
Kylian MbappĂ© est un immense footballeur. Teddy Riner est un immense judoka. Leurs palmarĂšs leur donnent une autoritĂ© incontestable sur un terrain ou un tatami, mais depuis quand une mĂ©daille olympique ou un brassard de capitaine confĂšrent-ils une expertise particuliĂšre sur la dette, l'immigration, la sĂ©curitĂ©, les retraites, l'Europe ou le fonctionnement de l'État ? Qu'ils aient des opinions politiques est parfaitement normal, ils sont citoyens et libres de les exprimer, comme chacun d'entre nous. Teddy Riner revendique d'ailleurs prĂ©cisĂ©ment ce droit, mais il y a une diffĂ©rence entre avoir une voix et peser de tout le poids de sa cĂ©lĂ©britĂ© sur celle des autres. Quand une vedette suivie par des millions de jeunes prend position politiquement, ses paroles bĂ©nĂ©ficient d'une caisse de rĂ©sonance dont le citoyen ordinaire ne dispose Ă©videmment pas. 
Alors, si on en a envie, écoutons Mbappé parler football, Riner parler judo et, lorsqu'ils parlent politique, écoutons-les exactement comme nous écouterions notre voisin : pour leurs arguments, pas pour leurs médailles. La notoriété n'oblige pas à se transformer en directeur de conscience ; dans ce domaine, la retenue dont savent faire preuve certains grands sportifs est aussi une forme de sagesse.
Dans l'isoloir, le bulletin du champion ne pĂšse pas un gramme de plus que le nĂŽtre. 
Et c'est sans aucune doute cela, la démocratie.
VOUS VOULEZ QUE LA FRANCE REDEVIENNE LA FRANCE ?
ALORS NE RESTEZ PAS UN SIMPLE SPECTATEUR.
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