
FLASH INFO 2309
MACRON ET LE PAPE : APRĂS LES « NON » DU VATICAN,
LE PRĂSIDENT BOUDERA LES MESSES
LĂ©on XIV avait souhaitĂ© une visite apostolique sobre. Plusieurs propositions de l'ĂlysĂ©e n'ont pas Ă©tĂ© retenues, notamment celle de voir Emmanuel Macron l'accompagner personnellement Ă Notre-Dame, et voilĂ maintenant que l'ĂlysĂ©e annonce qu'Emmanuel Macron n'assistera Ă aucune des messes cĂ©lĂ©brĂ©es par le pape en France. Il recevra nĂ©anmoins LĂ©on XIV Ă l'ĂlysĂ©e et participera aux sĂ©quences institutionnelles de sa visite. Simple choix d'agenda et de protocole ou bouderie prĂ©sidentielle aprĂšs les refus du Vatican ? Chacun se fera son opinion, mais pour une visite papale historique en France, l'absence du chef de l'Ătat Ă toutes les messes ne passera certainement pas inaperçue.
LE PRĂSIDENT BOUDERA LES MESSES
LĂ©on XIV avait souhaitĂ© une visite apostolique sobre. Plusieurs propositions de l'ĂlysĂ©e n'ont pas Ă©tĂ© retenues, notamment celle de voir Emmanuel Macron l'accompagner personnellement Ă Notre-Dame, et voilĂ maintenant que l'ĂlysĂ©e annonce qu'Emmanuel Macron n'assistera Ă aucune des messes cĂ©lĂ©brĂ©es par le pape en France. Il recevra nĂ©anmoins LĂ©on XIV Ă l'ĂlysĂ©e et participera aux sĂ©quences institutionnelles de sa visite. Simple choix d'agenda et de protocole ou bouderie prĂ©sidentielle aprĂšs les refus du Vatican ? Chacun se fera son opinion, mais pour une visite papale historique en France, l'absence du chef de l'Ătat Ă toutes les messes ne passera certainement pas inaperçue.
L'ANALYSE DU JOUR
BLEU, BLANC, ROUGE ... OU SEULEMENT BLANC ?
BLEU, BLANC, ROUGE ... OU SEULEMENT BLANC ?
Le drapeau blanc, tout le monde sait ce qu'il signifie : on arrĂȘte le combat, on demande une trĂȘve, on renonce Ă poursuivre l'affrontement.
Et si, à force de reculer, la France était en train d'oublier deux des trois couleurs de son drapeau ?
Une OQTF est prononcĂ©e, elle n'est pas toujours exĂ©cutĂ©e, un trafiquant est arrĂȘtĂ©, son rĂ©seau continue, un quartier est repris en main, puis les trafics rĂ©apparaissent. On vote des lois, on annonce des plans, on promet davantage de fermetĂ©. Pourtant, quelques mois plus tard, les mĂȘmes problĂšmes reviennent.
à chaque fois, les explications existent: Il manque des places, des policiers, des magistrats, des accords avec certains pays, des moyens administratifs. Les procédures sont longues, les recours nombreux.

Certaines difficultĂ©s sont bien rĂ©elles, mais pour le citoyen, la question est beaucoup plus simple : Ă quoi sert une dĂ©cision de l'Ătat si celui-ci n'est pas capable de la faire appliquer ?
C'est peut-ĂȘtre lĂ que se trouve le vĂ©ritable danger, pas seulement dans la dĂ©linquance, la drogue ou l'immigration irrĂ©guliĂšre, mais dans l'habitude du renoncement. Lorsque l'Ătat annonce une rĂšgle sans parvenir Ă la faire respecter, ce ne sont pas seulement ses rĂ©sultats qui sont en cause, c'est peu Ă peu l'autoritĂ© de sa parole qui s'affaiblit.
La France n'a probablement pas besoin d'une nouvelle déclaration de fermeté, elle en a entendu beaucoup, elle a besoin que les décisions prises soient suivies d'effets.
Notre drapeau est bleu, blanc, rouge. Le blanc en fait partie.
Il n'a jamais été prévu qu'il reste tout seul.
Il n'a jamais été prévu qu'il reste tout seul.
LE COUP DE BEC DU COQ
LOLA, PHILIPPINE, ELIAS ...
L'ĂMOTION A-T-ELLE UNE COULEUR POLITIQUE ?
Lola avait 12 ans. Philippine, 19 ans. Elias, 14 ans. Trois jeunes vies brisées, trois familles condamnées à vivre avec l'absence.
Les circonstances ne sont pas les mĂȘmes. Dans l'affaire Philippine, le suspect, dĂ©jĂ condamnĂ© pour viol, faisait l'objet d'une OQTF qui n'avait pas pu ĂȘtre exĂ©cutĂ©e avant sa remise en libertĂ©. Elias a Ă©tĂ© tuĂ© aprĂšs avoir refusĂ© de donner son tĂ©lĂ©phone Ă deux adolescents.
Devant de tels drames, il devrait pourtant exister quelque chose qui précÚde tous les débats politiques : la compassion pour la victime et sa famille.
Or chaque fait divers tragique semble désormais immédiatement passé au tamis de la politique. Les uns insistent sur nl'immigration, les OQTF ou l'insécurité ; les autres dénoncent la récupération politique et mettent en garde contre les généralisations.

AprÚs le meurtre de Lola, cette confrontation avait éclaté jusque dans l'Assemblée nationale.
On peut dĂ©battre de tout cela. On doit mĂȘme le faire.
Mais une question dĂ©rangeante demeure : sommes-nous encore capables d'Ă©prouver la mĂȘme Ă©motion pour toutes les victimes, indĂ©pendamment de l'identitĂ© de leur assassin et des conclusions politiques que leur mort pourrait entraĂźner ?
Une victime ne devrait jamais ĂȘtre « la bonne » ou « la mauvaise » victime. Un assassin ne devrait jamais ĂȘtre « le bon » ou « le mauvais » assassin pour notre grille idĂ©ologique.
Lola, Philippine, Elias et tant d'autres ne sont ni de droite ni de gauche dans leur tombe.
Ils sont morts. Et cela devrait suffire Ă nous rassembler.
L' AUTRE COUP DE BEC DU COQ
MACRON : JE SUIS ENCORE LĂ !
MACRON : JE SUIS ENCORE LĂ !
RĂ©unions Ă l'ĂlysĂ©e, confĂ©rences de presse, sommets annoncĂ©s, coups de tĂ©lĂ©phone diplomatiques, rencontres avec les dirigeants Ă©trangers, dĂ©placements Ă l'autre bout du monde⊠Emmanuel Macron occupe le terrain. Ă quelques mois de la prĂ©sidentielle, le contraste devient saisissant. Autour de lui, ses anciens Premiers ministres et plusieurs responsables politiques sont dĂ©jĂ tournĂ©s vers 2027, lui ne peut pas se reprĂ©senter, alors il convoque, reçoit, voyage, annonce et intervient, volontairement ou non, chaque apparition semble rappeler aux prĂ©tendants Ă sa succession : « Vous ĂȘtes peut-ĂȘtre dĂ©jĂ en campagne, mais le prĂ©sident, c'est encore moi. »
Reste une chose que ni les avions présidentiels, ni les sommets, ni les conférences de presse ne peuvent effacer : un bilan.
En 2027, Emmanuel Macron quittera l'ĂlysĂ©e. Ses successeurs potentiels pourront changer de programme, de discours ou de stratĂ©gie.
Lui laissera derriÚre lui dix années de décisions dont chacun pourra examiner les résultats.
On peut occuper le terrain jusqu'au dernier jour.
On ne peut pas recommencer le match.
Lui laissera derriÚre lui dix années de décisions dont chacun pourra examiner les résultats.
On peut occuper le terrain jusqu'au dernier jour.
On ne peut pas recommencer le match.


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