
FLASH INFO 2609
LÉON XIV : UN PAPE QUI PARLE À LA FRANCE
Arrivé vendredi pour quatre jours en France, Léon XIV n’a pas esquivé les sujets qui fâchent. À l’Élysée, face à Emmanuel Macron, le souverain pontife a notamment évoqué la fin de vie, la GPA et rappelé les racines chrétiennes de la France et de l’Europe. Après Paris et Saint-Denis , le pape célébrera une grande messe place de la Concorde avant de rejoindre Lourdes. Au-delà de la ferveur religieuse, signe évident des racines profondes de la France,
cette visite restera l’un des grands événements de cette fin septembre.
Arrivé vendredi pour quatre jours en France, Léon XIV n’a pas esquivé les sujets qui fâchent. À l’Élysée, face à Emmanuel Macron, le souverain pontife a notamment évoqué la fin de vie, la GPA et rappelé les racines chrétiennes de la France et de l’Europe. Après Paris et Saint-Denis , le pape célébrera une grande messe place de la Concorde avant de rejoindre Lourdes. Au-delà de la ferveur religieuse, signe évident des racines profondes de la France,
cette visite restera l’un des grands événements de cette fin septembre.
L'ANALYSE DU JOUR
JE PEUX AVOIR LE TICKET ?
JE PEUX AVOIR LE TICKET ?
La France dépense beaucoup. Elle prélève beaucoup. Et pourtant elle continue à s’endetter.
C’est peut-être là que commence l’incompréhension des Français.
En 2025, le déficit public représentait encore 5,1 % du PIB et la dette 115,7 %. Le ministère de l’Économie reconnaît lui-même que la France cumule un niveau élevé de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires, et la suite n'est guère rassurante. Selon les hypothèses actuellement retenues pour 2027, la dette atteindrait 121,7 % du PIB. Les prélèvements obligatoires passeraient de 43,6 % à 44,2 % du PIB, tandis que la dépense publique ne reculerait que de 57,1 % à 56,9 %.
Autrement dit : on prélèverait davantage et on resterait davantage endettés.

Alors une question toute simple finit par s'imposer : où passe l'argent ? Pas où passe l'argent au sens démagogique du terme : une grande partie finance évidemment nos retraites, nos hôpitaux, nos écoles, notre sécurité, notre défense et nos services publics, mais comment expliquer à celui qui paie ses impôts, ses cotisations, sa TVA à chaque achat et ses taxes à chaque plein qu'après avoir autant prélevé, il faille encore emprunter pour boucler les fins de mois de la France ?
Le plus inquiétant est que la dette commence elle-même à nous coûter une fortune, la Cour des comptes estimait sa charge à près de 65 milliards d'euros en 2025, davantage que le budget de l'enseignement scolaire ou celui de la défense, et prévenait qu'elle pourrait dépasser 100 milliards par an à l'horizon 2029.
Voilà le véritable piège : nous empruntons aujourd'hui non seulement pour financer nos dépenses, mais une part croissante de nos ressources sert ensuite à payer les intérêts des emprunts précédents.
Et demain ?
Une mission de quatre économistes, mandatée par Bercy, estime qu'à politique inchangée, la dette pourrait dépasser 130 % du PIB en 2030. Elle recommande de privilégier l'efficacité et la maîtrise des dépenses, tout en soulignant que recettes et croissance devront également participer au redressement.
Alors, avant chaque nouvelle taxe, chaque nouveau prélèvement et chaque nouveau milliard emprunté, le contribuable serait peut-être en droit de poser la question que nous posons tous au restaurant avant de sortir notre carte bancaire : Je peux avoir l'addition ? Pas pour savoir seulement combien nous avons payé, mais enfin comprendre ce que nous avons eu pour ce prix !
LE COUP DE BEC DU COQ
COMMENT EN SORTIR ?
Le constat est fait. Maintenant on en vient la question qui fâche : Comment éviter le mur ? Augmenter les impôts ? La France prélève déjà énormément.
Emprunter davantage ? C’est précisément ce qui nous a conduits ici, tailler aveuglément dans les dépenses ? Fermer plus de lits d’hôpitaux, réduire encore plus les moyens de la police ou laisser se dégrader l’école ne réglerait certainement pas le problème que nous venons de dénoncer.
Alors quoi ?
Peut-être commencer par une règle tellement élémentaire qu’elle en paraît révolutionnaire : chaque euro public doit justifier son utilité. Passer au peigne fin les dépenses de l’État, de ses agences, des collectivités et de la protection sociale. Supprime ce qui fait doublon, ce qui ne produit plus de résultats ou ce dont personne ne sait

vraiment mesurer l’efficacité, préserver en priorité ce qui constitue le cœur de l’État : soigner, instruire, protéger, rendre la justice et défendre le pays.
Mais réduire la dépense ne suffira pas, il faudra aussi produire davantage de richesses : travailler, investir, réindustrialiser, simplifier et permettre aux entreprises de créer davantage de valeur, une dette ne se réduit pas seulement en dépensant moins : elle devient aussi plus supportable lorsque le pays produit davantage.
Il n’existe donc pas de bouton magique, il existe seulement des choix, certains difficiles, qu’il faudra expliquer aux Français et surtout chiffrer, ligne par ligne.
Sommes-nous dans une impasse ? Pas encore. Mais plus nous attendrons pour faire demi-tour, plus la route du retour sera longue, et le Coq ajouterait volontiers :
Quand la maison prend l’eau, plutôt que de multiplier les bassines, il vaut mieux réparer le toit.
Quand la maison prend l’eau, plutôt que de multiplier les bassines, il vaut mieux réparer le toit.
L' AUTRE COUP DE BEC DU COQ
ATTAL-PHILIPPE : LE CENTRE COMPTE SES CANDIDATS
ATTAL-PHILIPPE : LE CENTRE COMPTE SES CANDIDATS
Pendant que les Français comptent leurs euros, Gabriel Attal et Édouard Philippe comptent leurs soutiens.
Deux anciens Premiers ministres, deux héritiers directs du macronisme, deux candidats à l’Élysée… et désormais quelques "amabilités" échangées au passage.
Chacun explique qu’il saura rassembler, plus et mieux que l'autre. Pour commencer, ils pourraient peut-être essayer entre eux. À quelques mois de la présidentielle, la bataille pour la succession est bien lancée coups bas et coups tordus sont au programme. Chacun s'occupe de ses intérêts, pendant ce temps-là …
la France attend toujours qu’on s’occupe d’elle.
la France attend toujours qu’on s’occupe d’elle.


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