NUMERO SPECIAL DU DIMANCHE
L' ANALYSE HEBDOMADAIRE 
OĂ™ PASSE NOTRE ARGENT ?
   CETTE SEMAINE : LE SÉNAT ,
382 MILLIONS POUR QUOI FAIRE ? 
                  
   

On nous rĂ©pète que la France doit faire des Ă©conomies. Qu’il faut rĂ©duire les dĂ©penses, trouver des milliards, demander des efforts aux retraitĂ©s, aux salariĂ©s, aux entreprises, aux collectivitĂ©s. Alors, puisque chaque euro compte, Le Chant du Coq a dĂ©cidĂ© d’ouvrir les livres de comptes,  et pour commencer cette sĂ©rie : le SĂ©nat, 348 sĂ©nateurs, 382 millions d’euros. Le budget prĂ©vu du SĂ©nat pour 2026 atteint 382,3 millions d’euros, Jardin et MusĂ©e du Luxembourg compris. Sur cette somme, 366,1 millions correspondent aux dĂ©penses de fonctionnement. La France compte 348 sĂ©nateurs, Ă©lus pour six ans au suffrage universel indirect. Leur rĂ´le n’est pas fictif : avec l’AssemblĂ©e nationale, ils votent les lois, contrĂ´lent l’action du Gouvernement et Ă©valuent les politiques publiques. Le SĂ©nat reprĂ©sente Ă©galement les collectivitĂ©s territoriales. Ses commissions rĂ©alisent des auditions, produisent des rapports et peuvent mener des investigations. Les commissions d’enquĂŞte disposent mĂŞme de pouvoirs spĂ©cifiques pour examiner certains faits ou la gestion des services publics, le SĂ©nat travaille donc. La question n’est pas de le nier. La question est diffĂ©rente :  Ce travail doit-il coĂ»ter 382 millions d’euros par an ? Les comptes 2025 permettent de regarder l’addition d'un peu plus près, les indemnitĂ©s des sĂ©nateurs ont reprĂ©sentĂ© 33.4 millions d' euros, les traitements du personnel titulaire et stagiaire, 97,9 millions d' euros, les contractuels, 12,2 millions, Ă  cela s'ajoutent les moyens 
nĂ©cessaires Ă  l’exercice du mandat. Chaque sĂ©nateur dispose notamment d’une avance gĂ©nĂ©rale pour frais de mandat de 6 600 euros par mois, sur justificatifs, il existe Ă©galement une enveloppe informatique de 6 000 euros pour trois ans et, pour certains sĂ©nateurs concernĂ©s par une double rĂ©sidence, une avance d’hĂ©bergement parisien pouvant atteindre 1 500 euros par mois. Certains frais, notamment billets de train et d’avion, taxis parisiens, tĂ©lĂ©phonie ou affranchissement, peuvent par ailleurs ĂŞtre directement pris en charge par le SĂ©nat dans les conditions et plafonds prĂ©vus par l'institution. Rien d’illĂ©gal lĂ -dedans. Tout est prĂ©vu et organisĂ©. Mais Tout cela a un prix,  et lorsqu’un pays cherche dĂ©sespĂ©rĂ©ment des milliards d’euros d’économies, le citoyen est en droit de regarder aussi du cĂ´tĂ© de ceux qui lui demandent de se serrer la ceinture. Qui contrĂ´le ? Contrairement Ă  une idĂ©e parfois rĂ©pandue, les comptes du SĂ©nat ne sont pas totalement soustraits au regard extĂ©rieur. Le SĂ©nat bĂ©nĂ©ficie bien d’une autonomie financière liĂ©e Ă  la sĂ©paration des pouvoirs et une commission spĂ©ciale composĂ©e de treize sĂ©nateurs contrĂ´le ses comptes, mais depuis l’exercice 2013, la Cour des comptes procède chaque annĂ©e Ă  leur certification. Son rapport de certification est annexĂ© au rapport annuel sur les comptes du SĂ©nat. Il faut donc ĂŞtre prĂ©cis : le SĂ©nat contrĂ´le largement lui-mĂŞme sa gestion, mais ses comptes font Ă©galement l’objet d’une certification extĂ©rieure par la Cour des comptes. Alors, supprimons le SĂ©nat ? Ce serait une conclusion beaucoup trop facile, une deuxième chambre peut avoir son utilitĂ©, elle peut ralentir une loi mal prĂ©parĂ©e, la modifier, contrĂ´ler le Gouvernement, enquĂŞter, reprĂ©senter les territoires et apporter un contrepoids Ă  l’AssemblĂ©e nationale. La vraie question est donc peut-ĂŞtre ailleurs. Avons-nous besoin de 348 sĂ©nateurs ? Avons-nous besoin d'une institution coĂ»tant plus de 380 millions d’euros par an pour remplir ces missions ? Pourrait-on conserver ce contre-pouvoir avec 250 sĂ©nateurs ? 200 ? Avec une administration moins importante ? Avec moins de moyens annexes ? Avec des règles de prĂ©sence et de transparence renforcĂ©es ? Ce sont des questions, pas des rĂ©ponses, mais elles mĂ©ritent d’être posĂ©es, demander des Ă©conomies aux Français tout en considĂ©rant que le fonctionnement de nos institutions ne doit jamais ĂŞtre remis Ă  plat serait difficile Ă  comprendre.  Si on commençait par montrer l’exemple ? 382 millions d’euros ne rĂ©gleront Ă©videmment pas Ă  eux seuls le problème de la dette française, mais l’exemplaritĂ© ne se mesure pas uniquement au nombre de milliards Ă©conomisĂ©s, elle commence par un principe simple : avant de demander au citoyen oĂą il peut encore Ă©conomiser, l’État et ses institutions devraient peut-ĂŞtre lui montrer oĂą, eux aussi, peuvent dĂ©penser moins. Alors posons tranquillement la question : 382 MILLIONS PAR AN : LE SERVICE RENDU VAUT-IL L’ADDITION ? Ă€ chacun de se faire son opinion. 
                          Dimanche prochain, Le Chant du Coq ouvrira une autre ligne de la facture France.

C'EST DIMANCHE , ON SE DÉTEND
CHARLIE PREND QUELQUES JOURS DE GONGÉ 
 

 
Il s’appelle Charlie, il habite en Ariège et, visiblement, il avait besoin de changer d’air. Pendant que certains prĂ©parent soigneusement leurs vacances, rĂ©servent un hĂ´tel et consultent la mĂ©tĂ©o, Charlie, lui, est parti sans prĂ©venir personne. Il faut prĂ©ciser que Charlie est un âne. Après avoir quittĂ© son domicile, notre vacancier Ă  quatre pattes s’est retrouvĂ© dans le village voisin, oĂą une habitante partie travailler Ă  vĂ©lo l’a dĂ©couvert tranquillement en vadrouille. Pas de valise. Pas de rĂ©servation. Pas mĂŞme un GPS. Charlie a finalement Ă©tĂ© hĂ©bergĂ© dans un prĂ© en attendant que son propriĂ©taire  
soit retrouvĂ©. Et il paraĂ®t que monsieur n’en Ă©tait pas Ă  sa première escapade. 
                    MoralitĂ© : on peut ĂŞtre un âne et savoir parfaitement profiter de la vie. Bon dimanche Charlie 
                                                Visite papale
La visite du Pape a rĂ©vĂ©lĂ© l'intĂ©rĂŞt retrouvĂ© par la jeunesse en France envers la spiritualitĂ© et son intĂ©rĂŞt pour la perpĂ©tuation des valeurs puisĂ©es dans le christianisme et portĂ©es par le catholicisme. Le choix des lieux visitĂ©s peut ĂŞtre interprĂ©tĂ© comme une forme d'archipellisation de nos territoires après sa visite Ă  
Marseille. Cependant, il est à noter avant toute autre chose que ces choix rassemblent en ces lieux les relais de cette Église qui entretient la foi portée par les fidèles. En ces temps troublés, il est important d'en faire état. À l'opposé, E. Macron révèle le rôle de la franc-maçonnerie dans l'évolution de notre société et s'affiche en sa compagnie. Ce Président, qui rêve de manière inavouée de détenir le pouvoir de dérober la vie, inscrit dans la Constitution le droit à l'avortement comme un droit imprescriptible à y mettre fin et, peut-être bientôt, celui de l'interrompre en y inscrivant la loi sur la fin de vie, définie selon des critères choisis par quelques-uns. Son désir de remplacer le drapeau de la France par celui de l'Union européenne qu'il voudrait voir demain être le marqueur d'un État européen et, en son nom, en être le Souverain. À ce titre, il rêve aussi de s'emparer du feu en favorisant la guerre aux portes de l'Europe pour mieux se croire investi de la mission de mener notre Nation à faire la guerre. Aussi, la question se pose : ne devrait-il pas être celui dont la mission serait d'être le garant du respect du droit à la vie et de tout faire pour favoriser la Paix ? Le Pape n'a pourtant cessé de lui rappeler cette troublante dualité. Et pendant ce temps : on apprend aussi qu'Emmanuel Macron, sans en informer au préalable nos parlementaires, envoie des militaires français en Arabie saoudite (Constitution du 4 octobre 1958 – article 35). Ses mauvais coups pleuvent, il serait temps de mettre un coup d'arrêt à ses ambitions guerrières.
             UN COUP DE BEC PLUTĂ”T KOOL ,
                 ATTAL FAIT SA TOURNEE.
                       
 .
  Gabriel Attal avait choisi les bistrots pour aller Ă  la rencontre des Français. L’idĂ©e Ă©tait sĂ©duisante : quitter les plateaux de tĂ©lĂ©vision, pousser la porte du cafĂ© du coin et Ă©couter le pays autour d’un verre. Seulement voilĂ  : pour faire une tournĂ©e des bistrots, encore faut-il que les Français aient envie de faire la tournĂ©e avec vous.  Pour l’instant, l’ambiance semble plutĂ´t calme. Très calme. Au moins, il reste un avantage : quand on boit seul, personne ne vous coupe la parole , mais impossible de payer sa tournĂ©e.
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