FLASH INFO 2809
 DOUBLE FLASH, À CHACUN SA LECTURE  
LE PAPE : UNE FRANCE SPIRITUELLE TOUJOURS BIEN VIVANTE
Les foules rassemblées lors de la visite de Léon XIV, et notamment la présence de nombreux jeunes, auront au moins rappelé une chose : dans une France que l'on décrit volontiers comme détachée de ses racines chrétiennes, la foi, la spiritualité et le catholicisme sont toujours bien présents.  SÉNATORIALES : LE RN FRANCHIT UNE NOUVELLE ÉTAPE
  Autre événement, dans un tout autre domaine : le Rassemblement national obtient pour la première fois les effectifs nécessaires pour constituer un groupe au Sénat. Un symbole politique important à quelques mois de la présidentielle de 2027.  Deux événements qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Le Coq n'a pas choisi lequel méritait son FLASH : à chacun d'y voir celui qui lui paraît le plus important.
                   L'ANALYSE DU JOUR 
              GABEGIES : 
ET SI L' ETAT COMMENCAIT PAR CONTRÔLER SES PROPRES FACTURES  ? 

On nous explique qu'il faut économiser. Quelques milliards ici, quelques milliards là. Réduire une dépense, augmenter une taxe, repousser un investissement. Très bien. Mais avant de demander une nouvelle fois aux Français de se serrer la  ceinture, une question mérite d'être posée : l'État regarde-t-il ses propres factures avec autant d'attention que vous regardez les vôtres ?  Nous ne parlerons même pas aujourd'hui du coût des normes, formulaires, procédures et heures de travail englouties dans la bureaucratie. Restons-en aux dépenses les plus visibles:  L'UGAP : acheter en gros… mais pas forcément moins cher L'UGAP est la grande centrale d'achat publique. Son principe est simple : regrouper les commandes des 
administrations, collectivités, hôpitaux et établissements publics afin de simplifier les procédures et profiter de la puissance d'achat de l'État. Quand on achète énormément, on s'attend à payer moins cher. Pourtant, de très nombreux utilisateurs ont signalé des produits proposés à des tarifs supérieurs à ceux constatés ailleurs. L'UGAP rend certes un service : elle passe les marchés et sécurise juridiquement les achats, tout écart de prix n'est donc pas forcément une perte. Mais multiplié par des milliers de commandes, un surcoût peut finir par coûter très cher. La question est donc simple : qui vérifie régulièrement que l'achat mutualisé reste réellement avantageux ?  
Il reste de l'argent, dépêchons-nous de le dépenser ! Autre travers de la gestion budgétaire : lorsqu'un service dispose encore de crédits en fin d'année, la volonté existe de les utiliser plutôt que de faire apparaître un besoin inférieur, celui qui dépense moins peut craindre  de voir son budget diminuer en conséquence. Dans une entreprise, économiser 10 000 euros est une bonne nouvelle, pourquoi ne le serait-ce pas dans une administration ? 
Aide au développement : regardons où vont les milliards  : l'aide française au développement. Une partie des financements de l'Agence française de développement prend la forme de prêts destinés à être remboursés. Mais cela n'interdit pas de s'interroger sur chaque projet, quand les finances françaises sont exsangues, trois questions devraient être systématiques : Combien ? Pourquoi ? Pour quel résultat ? À Djibouti, par exemple, l'AFD a accordé une subvention de 7 millions d'euros destinée notamment à améliorer l'efficacité énergétique de bâtiments administratifs. Passons sur les millons donnés à la Chine, deuxième puissance mondiale ou à l' Algérie qui nous considère comme des ennemis  ... Puis il y a son administration, L'AFD doit regrouper ses équipes dans un nouveau siège près de la gare d'Austerlitz à Paris. Montant annoncé de l'acquisition : 840 millions d'euros hors frais, environ 924 millions frais inclus. L'AFD explique que la revente d'actifs réduira le coût net et que le regroupement permettra des économies. Mais des rapporteurs de la commission des finances du Sénat se sont eux-mêmes interrogés sur le dimensionnement du projet, d'où cette question : fallait-il réellement une opération immobilière approchant le milliard d'euros ? Les petits ruisseaux… Le problème français n'est probablement pas une dépense extravagante unique qu'il suffirait de supprimer pour régler la dette. Il est beaucoup plus diffus. 100 000 euros par-ci, 2 millions par-là, 7 millions ailleurs, quelques dizaines de millions encore ailleurs. Pris séparément, presque rien ne paraît décisif, additionnés année après année, ces  presque rien  finissent par devenir des dixaines de milliards. Alors avant d'inventer le prochain impôt, la prochaine contribution exceptionnelle ou la prochaine taxe  dite temporaire , demandons à l'État d' appliquer une règle que connaissent toutes les familles :  
               Avant de chercher davantage d'argent, regardons d'abord où passe celui que nous avons déjà.

LE COUP DE BEC DU COQ 
SI NOTRE NUCLEAIRE REDEVENAIT UNE ARME INDUSTRIELLE ?

La France possède quelque chose que beaucoup de ses voisins nous envient : une électricité abondante, largement nucléaire et hydraulique, et très peu dépendante des énergies fossiles.  En 2025, nous avons produit 547,5 TWh d'électricité, notre production était décarbonée à plus de 95 % et, surtout, nous avons exporté 92,3 TWh, soit environ 17 % de notre production. Autrement dit : nous avons de l'électricité et nous savons en produire pus que nous n'en consommons.  Alors posons une question simple: Pourquoi ne pas faire de cette électricité un véritable avantage industriel français ?  PRODUIRE ICI, POUR PRODUIRE PLUS EN  FRANCE  Pour une usine, le prix de l'électricité n'est pas un détail. 
Dans la sidérurgie, la chimie, le verre, le papier, l'aluminium ou demain l'hydrogène, quelques dizaines d'euros de différence par MWh peuvent peser lourd dans le prix de revient. Imaginez alors une entreprise à laquelle la France pourrait dire :  Installez votre usine chez nous, pendant quinze ans, vous disposerez d'une électricité française abondante, à un prix stable et compétitif.  Voilà qui pourrait devenir un argument autrement plus puissant qu'une nouvelle subvention ! CONSOMMER CHEZ NOUS, VENDRE LE SURPLUS . Cela ne signifierait évidemment pas arrêter d'exporter.  La France pourrait chercher à garantir d'abord à son économie une électricité compétitive, puis continuer à vendre ses excédents à ses voisins.  Ces exportations rapportent : elles ont représenté une valorisation nette de 5,4 milliards d'euros en 2025 . Le principe serait donc simple :  notre électricité pour renforcer notre industrie ; nos surplus pour rapporter des recettes à la France. NOTRE ÉNERGIE AU SERVICE DE LA CROISSANCE . Une électricité durablement compétitive pourrait encourager les industriels à investir, faciliter l'électrification des usines, réduire notre consommation de gaz et de pétrole importés et améliorer la compétitivité des produits fabriqués en France. Cela ne réglerait, hélas, pas tous les problèmes de notre industrie : fiscalité, normes, coût du travail, investissements et formation resteraient importants.  Nous possédons déjà un atout considérable.  La vraie question est peut-être de savoir pourquoi nous n'en faisons pas davantage une arme de reconquête industrielle, et quel candidat en fera une arme de campagne !
                           L' AUTRE COUP DE BEC DU COQ 
LFI DECOUVRE LES RACINES CHRETIENNES DE LE FRANCE ! 
             
 La visite de Léon XIV aura au moins produit une petite surprise politique. Jean-Luc Mélenchon assure que le pape est le bienvenu en France. À Saint-Denis, le maire LFI Bally Bagayoko va plus loin : il rappelle que l'on ne peut comprendre notre pays sans prendre en compte l'influence du christianisme. Wahou !!.  On peut défendre strictement la laïcité tout en reconnaissant une évidence historique : les cathédrales, les églises, les fêtes, les œuvres d'art, les villages et une partie de notre culture témoignent de siècles de christianisme en France. Finalement, le pape aura peut-être accompli un petit miracle : faire prononcer à LFI les mots « héritage chrétien de la France ».
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