
FLASH INFO 3009
PENDANT CE TEMPS, LA FRANCE…
Des lycées bloqués, des dégradations et des affrontements : plusieurs élèves, au moins dix personnels de l’Éducation et des membres des forces de l’ordre ont été blessés. Les fonctionnaires dans la rue : 206 000 manifestants selon les autorités, avec près de 170 rassemblements à travers le pays. La dette continue sa course : en 2027, l’État prévoit un besoin de financement de 339,7 milliards d’euros et compte émettre 340 milliards d’euros de dette à moyen et long terme, la seule charge budgétaire de la dette atteindrait 72,9 milliards. Les carburants flambent : les prix moyens de l’essence et du diesel ont atteint des niveaux records dans l’Union européenne en septembre. Et pendant ce temps… Emmanuel Macron achève aujourd’hui une visite d’État de deux jours en Espagne, où il défend notamment une Europe plus forte, plus souveraine et solidaire , avec davantage de coopération et un budget européen doté de nouvelles ressources. La France gronde, la France s’endette de plus en plus,le prix des carburants explose...
Et à Madrid, on parle de renforcer l’Europe.
Deux actualités, à chacun de juger laquelle était la plus urgente.
Des lycées bloqués, des dégradations et des affrontements : plusieurs élèves, au moins dix personnels de l’Éducation et des membres des forces de l’ordre ont été blessés. Les fonctionnaires dans la rue : 206 000 manifestants selon les autorités, avec près de 170 rassemblements à travers le pays. La dette continue sa course : en 2027, l’État prévoit un besoin de financement de 339,7 milliards d’euros et compte émettre 340 milliards d’euros de dette à moyen et long terme, la seule charge budgétaire de la dette atteindrait 72,9 milliards. Les carburants flambent : les prix moyens de l’essence et du diesel ont atteint des niveaux records dans l’Union européenne en septembre. Et pendant ce temps… Emmanuel Macron achève aujourd’hui une visite d’État de deux jours en Espagne, où il défend notamment une Europe plus forte, plus souveraine et solidaire , avec davantage de coopération et un budget européen doté de nouvelles ressources. La France gronde, la France s’endette de plus en plus,le prix des carburants explose...
Et à Madrid, on parle de renforcer l’Europe.
Deux actualités, à chacun de juger laquelle était la plus urgente.
Ă€ LA UNE
BARDELLA : CALOMNIEZ,CALOMNIEZ, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE.
Des propos antisémites particulièrement graves viennent d'être attribués à Jordan Bardella par Mediapart.
Ils remonteraient à 2013, pour les premiers, lorsque l'actuel président du RN avait 17 ans, puis à des échanges ultérieurs. Mediapart affirme avoir authentifié ces conversations après plusieurs mois d'enquête. Jordan Bardella, lui, dément catégoriquement, parle de faux grossiers et a porté plainte pour diffamation.
Alors, qui dit vrai ?
Ă€ ce stade, nous n'en savons rien.
Et c'est précisément là que commence le problème.
Il faut également rappeler le contexte dans lequel paraît cette enquête, Mediapart est un média situé très à gauche et particulièrement critique à l'égard du Rassemblement National. Son cofondateur et ancien président Edwy Plenel a, lui-même été au centre d'une polémique sur des

textes écrits dans sa jeunesse après l'attentat des Jeux olympiques de Munich de 1972 perpétré par Septembre noir. Ce passé ne permet évidemment ni d'invalider l'enquête publiée aujourd'hui, ni de démontrer que les documents attribués à Bardella seraient faux. Mais il rappelle une règle élémentaire : la gravité d'une accusation ne dispense jamais d'examiner les preuves sur lesquelles elle repose, l'accusation, elle, est déjà publique, elle a fait le tour des médias, provoqué les réactions politiques et associé deux mots particulièrement lourds : Bardella et antisémitisme.
Mediapart affirme avoir authentifié les documents, c'est un élément qui doit être pris en considération; mais Bardella conteste leur authenticité et saisit la justice. Il existe donc désormais un désaccord frontal qui devra être tranché sur des éléments vérifiables et contradictoires.
La question dépasse largement Jordan Bardella : peut-on, dans une démocratie, condamner médiatiquement un homme avant que les pièces sur lesquelles repose l'accusation aient pu être contradictoirement examinées ?
Si ces écrits sont authentiques, Bardella devra évidemment répondre de leur contenu, mais s'ils ne le sont pas ?
Le mal aura déjà été fait. Les titres auront été lus, les commentaires auront circulé et l'association entre son nom et l'antisémitisme restera quelque part dans les mémoires, faisant fi de la présomption d'innocence, ses adversaires en profitent pour lancer des accusations. La justice, elle, prendra son temps, c'est tout le paradoxe de notre époque : une accusation fait le tour de la France en quelques heures. Il est à noter que le ministre israëlien chargé de la lutte contre l'antisémitisme a pris hier la défense de Jordan Bardella. Rétablir la vérité peut prendre des mois.
Alors gardons-nous de condamner comme d'absoudre avant de savoir.
Une vieille formule conserve ici toute sa force : Calomniez, calomniez… il en restera toujours quelque chose.
Parfois, lorsque la vérité arrive enfin, tout le monde est déjà passé à autre chose mais le mal est fait.
Parfois, lorsque la vérité arrive enfin, tout le monde est déjà passé à autre chose mais le mal est fait.
LE COUP DE BEC DU COQ
LYCÉES QUAND LA COLERE SCOLAIRE DEVIENT UN BRASIER POLITIQUE
338 lycées concernés en une journée.
Au départ, des élèves réclament des professeurs, des personnels, de meilleures conditions d'étude, des classes moins chargées. Des revendications que personne ne devrait balayer d'un revers de main.
Mais autour de certains établissements, le mouvement change de visage : poubelles incendiées, tirs de mortiers, jets de projectiles, mobilier dégradé, affrontements avec les forces de l'ordre et interpellations. En Île-de-France seulement, la Région estime déjà les dégâts à 200 000 euros.
Et puis il y a les images.
Ă€ Saint-Denis, le maire LFI Bally
Bagayoko a été filmé au milieu des manifestants, dansant à proximité d'une poubelle en feu. Une scène spectaculaire qui a provoqué une vive polémique, il a aussi déclaré que dans certaines conditions la violence pouvait être légitime. Le maire affirme que la vidéo a été tronquée et assure qu'il n'a ni allumé ni encouragé l'incendie, l'image pose malgré tout une question politique : quel doit être le rôle d'un élu lorsqu'une manifestation de lycéens commence à dégénérer ?
Apaiser ? Dialoguer ? Ramener chacun à ses responsabilités ?
Ou venir afficher son soutien au milieu d'un mouvement déjà sous tension ? Pendant ce temps, la bataille politique s'installe. LFI appelle ses militants et ses élus à soutenir la mobilisation ; le gouvernement l'accuse au contraire de l'instrumentaliser et d'encourager son extension.
Alors une question mérite d'être posée :
qui rend réellement service aux lycéens ?
Ceux qui écoutent leurs difficultés et cherchent à les résoudre ?
Ou ceux qui transforment leur colère en nouveau champ de bataille politique ?
Car lorsque les adultes soufflent sur les braises, ce sont toujours les jeunes qui se retrouvent au milieu du feu.


Élections sénatoriales :
Le Chant du Coq s'est interrogé dans son édition du 27 septembre dernier sur le bien-fondé de conserver la Chambre du Sénat ou, pour le moins, d'en réduire le format afin de dégager des économies dont la France ne peut se passer pour redresser le pays et dont les membres sont élus au suffrage universel indirect par les grands électeurs, tous les trois ans. Le 27 septembre 2026, 178 sièges étaient remis en jeu sur 348.
Le Chant du Coq s'est interrogé dans son édition du 27 septembre dernier sur le bien-fondé de conserver la Chambre du Sénat ou, pour le moins, d'en réduire le format afin de dégager des économies dont la France ne peut se passer pour redresser le pays et dont les membres sont élus au suffrage universel indirect par les grands électeurs, tous les trois ans. Le 27 septembre 2026, 178 sièges étaient remis en jeu sur 348.
La date de ces élections avait été fixée par décret daté du 21 avril 2026.
Cette Chambre est l'une des deux assemblées qui, avec l'Assemblée nationale, constituent l'ensemble de nos parlementaires. Ces élus votent les lois et contrôlent le Gouvernement. Il est donc important que les sénateurs qui siègent toute l'année puissent représenter un échantillon de toutes les composantes politiques de notre pays. Pourtant, Les Républicains, ces derniers mois en perte de vitesse, détiennent une part importante des sièges, donc un nombre significatif de sénateurs, alors que les Français votent en grand nombre pour le parti du Rassemblement national qui, à ce jour, d'après les derniers sondages, donnent Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, comme future présidente de la République française.
Ces élections sénatoriales, qui sont peu médiatisées et plus ou moins occultées dans les médias en raison, cette année, de la visite du pape Léon XIV en France, n'en demeurent pas moins très importantes pour le fonctionnement de notre démocratie.
Le RN avec son allié l'UDR vient de décrocher un nombre de sièges suffisant pour constituer un groupe au Sénat, ce qui permettra de défendre les intérêts des citoyens les plus éloignés du pouvoir politique, c'est-à -dire ceux de la ruralité et des catégories sociales les plus fragiles et précaires, et permettra d'agir dans l'intérêt général de tous les Français comme de défendre les intérêts de la France. Des voix différentes pourront enfin s'exprimer dans l'une des plus grandes instances de l'État.
C'est donc avec beaucoup d'attention que nous suivrons bientôt les débats et les textes qui seront présentés et approuvés, rejetés ou amendés par les sénateurs jusqu'à la fin de cette législature. Textes qui engageront l'avenir de la France et auront un impact non négligeable sur la vie des Français en 2027 et peut-être au-delà .
Il est temps de féliciter le groupe RN/UDR qui va donc siéger au Palais du Luxembourg et, individuellement, tous les sénateurs qui ont été élus dimanche dernier.
Pendant ce temps, E. Macron a réaffirmé son ambition européiste et voit sans doute la visite du pape comme un soutien à la résurgence des nationalismes, alors que cette visite est le symbole de notre culture réaffirmée et le soutien nécessaire apporté par le pape aux valeurs qui sont les nôtres et que l'Europe fédérale flanquée de l'État Macron voudrait voir s'effacer au profit d'un conglomérat de pays qui n'auraient plus rien à voir avec les fondements de notre culture chrétienne et judéo-chrétienne occidentale en Europe.
L' AUTRE COUP DE BEC
CARBURANTS : MERCI QUI ?
.
CARBURANTS : MERCI QUI ?
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L'État vient au secours des automobilistes. 100 euros ! Le geste parait généreux.
Enfin… regardons d'un peu plus près. Aujourd'hui, lorsque un automobiliste met 100 euros de SP95-E10 dans son réservoir, environ 47 euros correspondent aux taxes, alors notre automobiliste reçoit son chèque de 100 euros, remercie chaleureusement l'État… puis retourne à la pompe. Deux pleins de 100 euros plus tard, il aura versé autour de 94 euros de taxes sur ces achats. Attention toutefois : cela ne signifie pas que l'État récupère directement son chèque, car ces taxes auraient été payées avec ou sans aide, Bercy affirme même que ses recettes fiscales sur les carburants sont actuellement inférieures aux prévisions. Mais cela donne tout de même une drôle de photographie : un État qui taxe lourdement le carburant explique à l'automobiliste qu'il vient généreusement l'aider à payer… son carburant. Le nouveau paquet d'aides coûtera 450 millions d'euros De l'aide réelle pour ceux qui en bénéficieront ? Oui, un grand geste sur le pouvoir d'achat ? Chacun jugera, et si Bercy se plaint que les recettes sur les carburants sont inférieures aux prévisions, peut-être pourraient-ils enfin comprendre que:
Trop de taxes tuent les taxes et par extension : l'économie !
Enfin… regardons d'un peu plus près. Aujourd'hui, lorsque un automobiliste met 100 euros de SP95-E10 dans son réservoir, environ 47 euros correspondent aux taxes, alors notre automobiliste reçoit son chèque de 100 euros, remercie chaleureusement l'État… puis retourne à la pompe. Deux pleins de 100 euros plus tard, il aura versé autour de 94 euros de taxes sur ces achats. Attention toutefois : cela ne signifie pas que l'État récupère directement son chèque, car ces taxes auraient été payées avec ou sans aide, Bercy affirme même que ses recettes fiscales sur les carburants sont actuellement inférieures aux prévisions. Mais cela donne tout de même une drôle de photographie : un État qui taxe lourdement le carburant explique à l'automobiliste qu'il vient généreusement l'aider à payer… son carburant. Le nouveau paquet d'aides coûtera 450 millions d'euros De l'aide réelle pour ceux qui en bénéficieront ? Oui, un grand geste sur le pouvoir d'achat ? Chacun jugera, et si Bercy se plaint que les recettes sur les carburants sont inférieures aux prévisions, peut-être pourraient-ils enfin comprendre que:
Trop de taxes tuent les taxes et par extension : l'économie !

L 'ANALYSE DU JOUR
LE MILLIARD DES ASSOCIATIONS
Un milliard d'euros. Et même davantage. Le chiffre mérite qu'on s'y arrête : plus de 1,1 milliard d'euros de financements publics ont été versés en 2023 aux opérateurs et associations intervenant dans l'accueil et l'accompagnement des demandeurs d'asile et réfugiés, selon les données reprises dans une réponse du ministère de l'Intérieur à l'Assemblée nationale.
Et derrière ce milliard, quelques très gros opérateurs. Sur cinq années, Coallia aurait ainsi reçu 573 millions d'euros et France terre d'asile 287,3 millions, selon une question parlementaire publiée en 2025. France terre d'asile est aujourd'hui présidée par Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de François Hollande. MAIS QUE PAIE-T-ON EXACTEMENT ? Il ne s'agit pas toujours de subventions distribuées sans contrepartie. Le ministère indique que ces financements prennent plusieurs formes : marchés

publics, prestations, conventions et subventions.
Et surtout, plus de 85 % des sommes versées aux opérateurs en 2023 étaient consacrées à l'hébergement des demandeurs d'asile et des réfugiés. Autrement dit, l'État délègue à des associations une partie considérable de sa politique d'accueil : héberger, orienter, domicilier, accompagner dans les démarches administratives et sociales et, pour les personnes ayant obtenu l'asile, favoriser l'accès au logement et à l'emploi.
ET LA QUESTION QUI DÉRANGE ?
Elle est pourtant simple : jusqu'où la France doit-elle développer et financer son dispositif d'accueil ?
Car il existe un paradoxe.
D'un côté, les gouvernements successifs expliquent vouloir maîtriser les flux migratoires. De l'autre, l'État consacre des sommes considérables à une véritable infrastructure d'accueil et d'accompagnement. Hébergement, allocation, accompagnement administratif et juridique, accès aux soins, intégration, recherche de logement et d'emploi : tout cela correspond à des obligations légales et à des politiques décidées par l'État. Mais tout cela a également un coût que le contribuable est en droit de connaître et de discuter.
L'APPEL D'AIR : VRAI OU FAUX ?
C'est là que commence le vrai débat. Peut-on affirmer que ces dispositifs provoquent à eux seuls l'immigration ? Non. Les migrations dépendent de multiples facteurs : guerres, pauvreté, réseaux familiaux, langue, possibilités d'emploi, routes migratoires et politiques des différents pays européens.
Mais peut-on interdire aux Français de se demander si la générosité relative du système d'accueil participe à l'attractivité d'un pays ? Évidemment non.
D'autant que la France disposait encore, pour 2025, de plus d'un milliard d'euros de crédits consacrés à la garantie de l'exercice du droit d'asile, dont une part importante finance la prise en charge des demandeurs pendant l'examen de leur dossier.
ET PENDANT CE TEMPS-LĂ€...
On demande aux Français de faire des économies. On cherche quelques centaines de millions sur les médicaments, les collectivités, les services publics ou les dépenses sociales.
Alors la question n'est pas de savoir s'il faut abandonner sur le trottoir celui qui demande légitimement protection à la France.
La question est beaucoup plus simple : combien voulons-nous consacrer à cette politique, jusqu'où voulons-nous aller et qui contrôle réellement son efficacité ?
Car lorsqu'un pays dépense plus d'un milliard d'euros par an par l'intermédiaire d'opérateurs chargés notamment de l'asile et de l'intégration, demander des comptes n'est pas remettre en cause le droit d'asile.
C'est demander ce que l'État fait de notre argent.
Et, surtout, si sa politique migratoire consiste réellement à maîtriser les arrivées... ou simplement à financer toujours davantage leur prise en charge.

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