FLASH INFO 0110
1er OCTOBRE : LA FACTURE CHANGE 
Gaz, santĂ©, carburant : ce 1er octobre touche directement le porte-monnaie. Le prix repère du gaz augmente de 6,3 % en octobre. Pour les foyers dont le contrat est indexĂ© sur ce prix, la hausse moyenne est estimĂ©e Ă  environ 5,28 € sur la facture du mois.  CĂ´tĂ© santĂ©, le plafond annuel cumulĂ© des franchises mĂ©dicales et participations forfaitaires passe de 100 Ă  140 € par assurĂ© Ă  compter d’aujourd’hui.  Ă€ l'inverse, les automobilistes qui travaillent loin de leur domicile peuvent bĂ©nĂ©ficier, sous conditions, de l'aide aux  grands rouleurs , de 100 €  prolongĂ©e.  En rĂ©sumĂ© : d’un cĂ´tĂ© quelques aides dĂ©risoires, de l’autre des dĂ©penses qui augmentent sensiblement. En ce 1er octobre, beaucoup de Français vont surtout regarder ce qu’il va rester au fond de leur portefeuille.

A LA UNE


MACRON / BARDELLA : CONDAMNER AVANT DE SAVOIR ?
MĂ©diapart, journal d'extrĂŞme gauche, attribue Ă  Jordan Bardella des propos antisĂ©mites qui auraient Ă©tĂ© tenus dans des conversations privĂ©es en 2013. Le journal affirme avoir authentifiĂ© ces Ă©changes, Jordan Bardella, lui, les conteste formellement, parle de  faux grossiers  et a dĂ©posĂ© plainte pour diffamation. Ă€ cette heure, deux versions s'opposent,  pourtant, Emmanuel Macron est intervenu ce mercredi depuis Madrid. Le prĂ©sident de la RĂ©publique juge les propos rapportĂ©s  gravissimes et inacceptables , il demande au Rassemblement national de clarifier la ligne, les mots et les gens dans leur parti .  
Bien sûr, si ces propos sont authentiques, leur caractère antisémite ne souffre aucune ambiguïté. Mais précisément : leur authenticité est contestée par celui auquel ils sont attribués et fait désormais l'objet d'une bataille judiciaire. Dès lors, une question se pose : était-ce au président de la République d'intervenir ainsi avant que les faits contestés aient été établis ? Il pouvait condamner sans réserve le contenu des messages s'ils étaient authentiques, tout en rappelant qu'ils étaient pour l'instant attribués à Jordan Bardella et formellement démentis par celui-ci. En demandant directement au RN de se justifier, Emmanuel Macron prend le risque de donner le sentiment que l'accusation est déjà tenue pour acquise. Dans une démocratie, la gravité d'une accusation ne dispense jamais de prudence. Accuser n'est pas prouver. Démentir n'est pas davantage prouver. Entre les deux, il reste les faits et la Justice. Dans l'affaire Nahel le président de la république déjà avait pris une position accusatoire sans attendre la justice avec les conséquences qu'on connait, voilà qu'il réitère cette fois au risque d'être accusé d'influencer la campagne électorale.

LE COUP DE BEC DU COQ
 TOUJOURS LE MĂŠME MEDECIN , 
TOUJOURS LA MĂŠME ORDONNANCE 
 

La France frôle les 3 600 milliards d’euros de dette, et voilà déjà revenir les mêmes mots : économies, efforts, restrictions, dépenses sociales, prélèvements… Curieusement, lorsque les comptes dérapent, l’ordonnance semble presque toujours destinée au contribuable. L' Etat lui explique qu’il faudra travailler davantage, accepter moins de remboursements, payer ici quelques euros supplémentaires, là une taxe nouvelle ou une facture plus lourde. Chaque mesure paraît parfois modeste prise isolément, mais additionnées, elles finissent par peser sérieusement sur le budget des ménages. Pendant ce temps, la question du train de vie de l’État revient régulièrement sans que le citoyen ait toujours le sentiment d’en voir les résultats. Combien coûtent encore les structures qui se chevauchent, les organismes dont l’utilité mérite d'être
 rĂ©examinĂ©e, les dĂ©penses administratives, les subventions et les procĂ©dures toujours plus nombreuses ? Nous l’avons montrĂ© dans nos prĂ©cĂ©dents numĂ©ros : SĂ©nat, AssemblĂ©e nationale, associations subventionnĂ©es, achats publics… il existe aussi des Ă©conomies Ă  rechercher du cĂ´tĂ© de la dĂ©pense publique elle-mĂŞme. Bien sĂ»r, rĂ©duire une dette accumulĂ©e pendant des dĂ©cennies ne se fera pas seulement en supprimant quelques bureaux ou quelques voitures de fonction. Ce serait au moins un commencement et, surtout, un signal, demander des efforts suppose d’abord de montrer que celui qui les demande s’applique la mĂŞme discipline. Avant de prescrire une nouvelle cure au contribuable, ne pourrait-on donc pas commencer par mettre l’État lui-mĂŞme au rĂ©gime ?

RUSSIE-EUROPE, QUI CHERCHE QUI ?

ET SI LE JEU DERAPAIT ?
Cyberattaques, sabotages, dĂ©sinformation, brouillages, atteintes aux infrastructures, pressions militaires : depuis quelques annĂ©es, un nouveau vocabulaire s’est installĂ© dans notre quotidien.  La guerre hybride .  Elle prĂ©sente une particularitĂ© inquiĂ©tante : elle permet de s’en prendre Ă  un adversaire sans nĂ©cessairement lui dĂ©clarer la guerre. L’Union europĂ©enne accuse officiellement la Russie de mener contre les pays europĂ©ens des cyberattaques, sabotages, manipulations de l'information et perturbation d'infrastructures critiques.
La France n’est pas Ă©pargnĂ©e, en juillet dernier, l’ANSSI a publiquement attribuĂ© au FSB russe des opĂ©rations informatiques ayant visĂ© des entitĂ©s françaises, notamment dans les secteurs gouvernemental, diplomatique, militaire, scientifique et Ă©nergĂ©tique. VoilĂ  pour les faits documentĂ©s, mais une autre question mĂ©rite d’être posĂ©e : jusqu’oĂą voulons-nous aller dans cette confrontation ? Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, les EuropĂ©ens renforcent leurs armĂ©es, augmentent leurs budgets militaires, soutiennent Kiev et consolident le flanc oriental de l’OTAN. Moscou prĂ©sente de son cĂ´tĂ© l’élargissement et le renforcement de l’Alliance comme une menace. L’OTAN affirme au contraire qu’elle ne recherche pas la confrontation avec la Russie et considère Moscou comme une menace directe pour la sĂ©curitĂ© de ses membres, alors, qui cherche qui ? La rĂ©ponse est moins simple que les slogans. La Russie mène effectivement des opĂ©rations hostiles attribuĂ©es par les autoritĂ©s françaises et europĂ©ennes,  cela ne dispense pas les dirigeants europĂ©ens de mesurer chaque parole, chaque dĂ©cision et chaque escalade.  Le vĂ©ritable danger est peut-ĂŞtre lĂ  : l’engrenage, un drone franchit une frontière, une infrastructure stratĂ©gique est sabotĂ©e, une cyberattaque paralyse un rĂ©seau Ă©lectrique, un incident militaire fait des victimes. Ă€ quel moment la provocation devient-elle une agression ? Et surtout : que ferions-nous le lendemain matin ? La France n’est Ă©videmment pas dĂ©sarmĂ©e, elle possède l’arme nuclĂ©aire, des forces terrestres, aĂ©riennes et navales, des capacitĂ©s cyber et des services de renseignement. En 2026, elle assure mĂŞme le rĂ´le de nation-cadre de la force de rĂ©action rapide de l’OTAN, conçue pour pouvoir ĂŞtre engagĂ©e Ă  très court prĂ©avis. Mais en cas d’attaque majeure, la France ne serait pas seule. L'article 5 du traitĂ© de l'Atlantique Nord prĂ©voit qu'une attaque armĂ©e contre un membre de l'OTAN est considĂ©rĂ©e comme une attaque contre tous, chaque alliĂ© doit alors lui porter assistance, selon les moyens qu'il juge nĂ©cessaires. L'OTAN prĂ©cise qu'une cyberattaque ou une attaque hybride d'une ampleur suffisante pourrait, après apprĂ©ciation au cas par cas, ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme une attaque armĂ©e, c'est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que commence la zone dangereuse. Personne ne sait exactement oĂą se trouve la ligne rouge, la guerre hybride prospère dans cette incertitude : provoquer suffisamment pour affaiblir l'adversaire, mais pas suffisamment pour dĂ©clencher une guerre ouverte. L'Europe cherche donc Ă  renforcer ses dĂ©fenses et sa capacitĂ© Ă  protĂ©ger ses infrastructures. En juin dernier, le Conseil europĂ©en reconnaissait encore des lacunes dans certaines capacitĂ©s critiques et appelait Ă  accĂ©lĂ©rer la prĂ©paration de la dĂ©fense europĂ©enne Ă  l'horizon 2030, autrement dit, nous sommes capables de rĂ©pondre, mais l'Europe considère elle-mĂŞme qu'elle doit encore renforcer sa prĂ©paration. Alors attention Ă  l'image du petit chien qui aboie devant le gros bulldog. La Russie possède l'arme nuclĂ©aire, la France aussi,  derrière la France se trouve l'OTAN. Dans cette cour-lĂ , il n'y a donc pas un roquet et un bulldog. Il y a plusieurs chiens puissamment armĂ©s qui se regardent, montrent leurs crocs et espèrent que l'autre reculera le premier. La dissuasion est prĂ©cisĂ©ment faite pour empĂŞcher qu'ils se mordent,  encore faut-il que chacun sache jusqu'oĂą il peut avancer. Le vĂ©ritable courage politique n'est peut-ĂŞtre pas de crier plus fort que l'adversaire, c'est de savoir lui rĂ©sister sans provoquer l'incident qui rendrait ensuite le recul impossible.  Dans une confrontation entre puissances nuclĂ©aires, une question devrait toujours prĂ©cĂ©der toutes les autres :   Si l'autre rĂ©pond, jusqu'oĂą sommes-nous prĂŞts Ă  aller ? 
             L' AUTRE COUP DE BEC  DU COQ: 
                       
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BIENVENUE DANS LA FRANCE NUMÉRIQUE ! 
Autrefois, pour parler Ă  l’administration, il fallait faire la queue devant un guichet. Aujourd’hui, progrès oblige, on fait la queue devant son ordinateur. Identifiant, Mot de passe, Code de sĂ©curitĂ©, Nouveau code reçu par SMS,  Prouvez que vous n’êtes pas un robot, Acceptez les conditions, Refusez les cookies, Recommencez votre mot de passe : il manque une majuscule, un chiffre et probablement le groupe sanguin de votre grand-mère. Et, lorsque après vingt minutes, vous atteignez enfin la page recherchĂ©e :  Votre session a expirĂ©.  Le numĂ©rique devait nous faire gagner du temps. 
On aimerait simplement savoir où il l’a rangé!
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