FLASH INFO 0310

VIOLENCES

  LE SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE PREND POSITION 
Le Syndicat de la magistrature est sorti de son silence sur les violences qui accompagnent les mobilisations lycéennes. Dans un communiqué publié hier et intitulé : Cessons de réprimer la jeunesse pour la faire taire , il dénonce une réponse qu'il juge  brutale des pouvoirs publics : gaz lacrymogènes, interpellations, armes de force intermédiaire… et demande une stratégie de désescalade. Mais un aspect interpelle : les violences et les graves dégradations commises au cours du mouvement occupent une place pour le moins discrète dans ce communiqué.  Alors que des établissements ont été incendiés ou dégradés et que les organisations lycéennes elles-mêmes se désolidarisent des violences urbaines, le syndicat concentre l'essentiel de ses critiques sur l'action de la police et de la justice.  Quand ceux qui seront demain chargés de juger les auteurs des violences prennent aujourd'hui publiquement position sur la manière de les poursuivre, la question mérite au moins d'être posée : 
où commence l'engagement syndical et où  est l'objectivité du magistrat ?
LA DETTE 
ILS FONT DES ERREURS, NOUS PAYONS
91,2 milliards d’euros. C’est ce que devraient coûter en 2027 les seuls intérêts de la dette publique française. Pas son remboursement : simplement le prix à payer pour avoir emprunté. Pendant des années, la dette a pu paraître abstraite, une succession de milliards, de déficits et de pourcentages dont le citoyen ne mesurait guère les conséquences et dont on, lui parlait peu. Aujourd’hui, elle présente l’addition, la charge des intérêts est désormais devenue comparable, et même supérieure selon le périmètre retenu, aux sommes consacrées à l’enseignement scolaire. Le Gouvernement lui-même avertissait déjà que les intérêts de la dette finiraient par coûter davantage que le budget de l’Éducation nationale. 
La mécanique ne s’arrête pas là : plus la dette augmente, plus il faut emprunter ; plus les taux sont élevés, plus les intérêts pèsent sur les finances publiques.  91 milliards qui ne construisent ni école, ni hôpital, ni commissariat, ni route. Ils rémunèrent simplement notre dette. Voilà peut-être le chiffre le plus spectaculaire du budget 2027 : avant même de commencer à rembourser ce que nous devons, nous devons déjà payer pour avoir le droit de le devoir !

LE COUP DE BEC DU COQ
BUGET 2027 : DÉJÀ LA MARCHE ARRIÈRE ? 
 

Le budget vient à peine d’être posé sur la table que le Gouvernement entrouvre déjà la porte aux concessions. Première concernée : la désindexation partielle des retraites supérieures à 1 260 euros. Elle devait permettre d’économiser 4,1 milliards d’euros. Mais Roland Lescure annonce désormais que la mesure est  négociable  et que la discussion va s’ouvrir au Parlement. Pourquoi pas. C’est précisément le rôle du Parlement de discuter et de modifier un budget. Mais dans une Assemblée sans majorité, une autre question se pose : jusqu’où faudra-t-il reculer pour éviter la censure ?  
Aujourd’hui les retraites. Demain les fonctionnaires ? Les prestations sociales ? Les collectivités ? Les entreprises ? Car chaque concession aura un prix, et les 43 milliards d’euros d’efforts annoncés ne peuvent rester 43 milliards si, au fil des négociations, on retire plusieurs milliards ici et quelques autres là. À moins, évidemment, de les récupérer ailleurs. Le Gouvernement nous présente donc un budget censé redresser les comptes. Avant même que le débat parlementaire ait véritablement commencé, une première économie devient négociable.

UKRAINE - RUSSIE

QUI A INTÉRÊT À CE QUE LA GUERRE CONTINUE ?
Poutine menace-t-il réellement l'Europe ? L'Europe se prépare-t-elle à une guerre inévitable… ou contribue-t-elle à une escalade qu'elle prétend vouloir éviter ? Après plus de quatre années de conflit, essayons de démêler les faits des discours.  Vladimir Poutine vient une nouvelle fois d'affirmer que la Russie n'a pas l'intention d'attaquer un pays européen. Dans le même temps,  il prévient qu'une attaque contre le territoire russe, notamment Kaliningrad, pourrait entraîner l'utilisation de  toutes les armes  dont dispose Moscou. Deux messages en un : nous ne vous attaquerons pas, mais si vous nous attaquez, notre riposte pourra être extrême. Faut-il le croire ? Pas sur parole. La Russie avait également démenti préparer une invasion de l'Ukraine avant de déclencher son offensive de février 2022. Ce précédent interdit de se 
fier aujourd'hui, aux déclarations du Kremlin .  
L 'inverse est également vrai : affirmer comme une certitude que Poutine attaquera demain l'Europe relève aujourd'hui de l'hypothèse, pas du fait établi. L'EUROPE SE PRÉPARE, face à la Russie, les Européens accélèrent pourtant leur réarmement, augmentent leurs budgets militaires et poursuivent leur soutien massif à l'Ukraine. L'Union européenne a notamment mis en place pour 2026 et 2027 un prêt de 90 milliards d'euros, dont environ 60 milliards destinés aux besoins de défense ukrainiens. Pour les gouvernements européens, cette politique répond à une nécessité : empêcher qu'une victoire russe en Ukraine encourage Moscou à aller plus loin, pour le Kremlin, au contraire, le réarmement européen, les livraisons d'armes et l'éventualité de soldats occidentaux en Ukraine démontrent que l'Europe devient progressivement partie prenante du conflit. Voilà le piège,chacun affirme se préparer parce que l'autre se prépare, et chaque nouveau missile, chaque nouvelle menace, chaque nouvelle livraison d'armes devient la justification de l'étape suivante. MAIS À QUI PROFITE LA GUERRE ? Certainement pas à l'Ukraine. Elle paie le prix humain et matériel le plus terrible : morts, blessés, déplacements de population, destructions et économie dépendante du soutien extérieur. La Russie paie également lourdement cette guerre : pertes humaines, sanctions, dépenses militaires considérables et attaques contre ses infrastructures. Poutine reconnaît lui-même que les frappes ukrainiennes contre les installations pétrolières russes ont désormais un impact économique mesurable. L'Europe, elle, finance une part croissante du soutien à Kiev tout en consacrant davantage d'argent à sa propre défense, pour autant, tout le monde ne perd pas: les industriels de l'armement européens, américains et désormais ukrainiens bénéficient naturellement de commandes considérables, certains fournisseurs d'énergie ont profité de la recomposition des approvisionnements européens. Partout, la perspective d'une guerre longue justifie de nouveaux investissements militaires. Cela signifie-t-il que ces acteurs veulent la guerre ?  Cela signifie qu'une guerre peut produire simultanément des perdants immenses et des bénéficiaires économiques. 
ET LA PAIX ? C'est peut-être finalement la question la moins souvent posée. La Russie veut conserver les avantages territoriaux qu'elle a obtenus, l'Ukraine refuse qu'une invasion soit récompensée par l'abandon définitif d'une partie de son territoire, les Européens craignent qu'une paix trop favorable à Moscou prépare le prochain conflit. Chacun possède donc ses raisons de ne pas céder, pendant ce temps, les armes continuent de parler. Le véritable danger n'est peut-être pas qu'un dirigeant se réveille demain matin avec l'intention délibérée de déclencher une guerre entre la Russie et l'Europe, il est, qu'une succession de provocations, d'erreurs de calcul, de représailles et de contre-représailles finisse par conduire là où personne ne prétend vouloir aller. Après plus de quatre années de guerre, chacun nous explique pourquoi il ne peut pas reculer.
                                 Qui nous expliquera comment cette guerre doit finir ?
             L' AUTRE COUP DE BEC 
LE DÉCOUVERT: DEUX POIDS, DEUX MESURES  

                       
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Essayez donc de dépasser votre découvert autorisé de quelques centaines d’euros. Votre banque ne tardera pas à vous rappeler à l’ordre : message d’alerte, agios, frais éventuels et invitation pressante à remettre rapidement votre compte dans le vert. L’État, lui, fonctionne depuis des décennies à crédit, chaque année, il dépense davantage qu’il ne perçoit et emprunte pour combler la différence. Résultat : une dette publique qui se compte désormais en milliers de milliards d’euros et des intérêts qui vont atteindre plus de 90 milliards en 2027. Bien sûr, un État n’est pas un ménage : il peut emprunter sur les marchés, lever l’impôt et refinancer sa dette, la comparaison a donc ses limites, mais pour le contribuable qui surveille son compte en banque, le contraste reste savoureux. 200 € de découvert ? Attention, Monsieur !
Des milliers de milliards de dette ? Circulez, c’est de la gestion publique ! À chacun son découvert. Et devinez qui paie les agios à la fin ?
VOUS VOULEZ QUE LA FRANCE REDEVIENNE VOTRE FRANCE ?
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